Olivier Ente a plusieurs fois collaboré avec POSCA. Pour cette pastille vidéo il s’associe avec le vidéaste Olivier Fanchon qui capture l’artiste dans son quotidien. Un portrait où il dévoile son travail et son mode de vie, lié à la musique, au skateboard et à la création. Qu’ils fassent du jazz, de l’afro jazz, du hip-hop, ce sont les musiciens qui inspirent Ente. Leur façon de faire, de fabriquer, leur identité, mais aussi leur négritude, si chère à Aimé Césaire. Olivier les représente sur des cartes, achetées, données ou trouvées dans la rue, qui correspondent à là où ils vivent, créent, là où ils ont créé.
Pour cette image de Miles Davis, c’est une allégorie musicale du film de Louis Malle, Ascenseur pour l’échafaud, pour lequel le jazzman Américain a improvisé la bande son en regardant des séquences du film. Le tout s’est déroulé dans un studio près du rond-point des Champs-Elysées. Olivier a choisi de réaliser entièrement ce dessin, et l’a truffé de références liées à la musique du film. Ainsi les noms des rues ont été remplacés par les titres des chansons, par exemple. Pour les couleurs, il a utilisé des marqueurs POSCA, et à l’aide d’un Uni Pin, il a minutieusement réalisé les nuances de Mister Davis.
Olivier Ente est avant tout un arpenteur de rues. C’est là qu’il a découvert ses premières cartes, et là où il fait du skateboard. C’est aussi là qu’il a souhaité rendre hommage aux jazzmen qu’il écoute. Ces derniers ayant été particulièrement bien accueillis à Paris, Olivier a décidé de retrouver les points clés de leurs périples dans la capitale.
Appliquant la même méthode de dessin précis et nuancé, il a choisi comme support des feuilles en PVC très fines, sur lesquelles il reproduit les visages des musiciens en utilisant un Uni Paint, pour leur accroche et leur noir profond. Il peut ensuite coller et décoller la feuille, le temps d’immortaliser ce moment éphémère.