On retrouve GERO de Maisons-Alfort, d’où son pseudonyme sur Instagram, et ses nouvelles créations. Des prénoms archi-colorés dans un style rétro-80’s uniquement à la peinture et au POSCA, à la technique de relief particulièrement maîtrisée. Une série de ballons flottants de fête foraine, imagerie kitsch qui sent bon la barbapapa et dont certains croquis commencent sur iPad, le nouvel outil pré-dessin-appliqué de bon nombre d’artistes depuis quelques temps. Un croisement entre le numérique et l’analogique, pour moins rater, pour économiser du papier.
GERO est hip-hop, et on en profite pour vous renvoyer sur notre article qui donne des détails sur l’exposition qui se déroule actuellement à la Philharmonie de Paris. La musique, le graffiti, la mode et cette culture ont façonné ce que le jeune homme est devenu aujourd’hui, un adulte-artiste curieux et plein de talents. On retrouve dans ses images de la nostalgie, d’une France fluo-flash-fun, celle des années 80 et d’une émancipation colorée.
Exit les costumes gris et les voitures blanches, les mangas déferlent chez Dorothée, des jeunes dansent le dimanche matin avec Sidney sur TF1, les sports de glisse crèvent l’écran et la musique est en plein boom syncopé. Le futur est entrevu comme technologique et lui-aussi nostalgique, on a envie d’y aller, mais on y rêve du passé. Tous ces éléments vont donner envie à l’enfant Géraud de s’immerger dans ces cultures émergentes, et les faire siennes.